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#droitaladeconnexion

Avez-vous déjà entendu parler du droit à la déconnexion entré en vigueur le 1er janvier 2017, dans le cadre de la loi Travail ?

Aujourd’hui, nous sommes tous toujours connectés. Cela semble nécessaire quand on est au bureau devant son ordinateur. Mais lorsque l’on quitte notre entreprise, notre cher smartphone nous accompagne partout : à la maison, au sport, chez des amis, pendant les courses, en vacances, au restaurant, pour une soirée qui se voudrait romantique… Partout !

Et comme nous sommes joignables partout et tout le temps, tout le monde s’attend à ce que nous répondions à toutes les communications partout et tout le temps. Et nous savons tous à quel point cela peut être stressant !

En effet, cette hyperconnexion a ses limites. On s’en doute bien. Pas besoin d’analyser les chiffres de la prise en charge des affections psychiques ou de ce trop fameux burn-out.

Le gouvernement reconnaît que cette hyperconnexion peut être un vrai harcèlement. Il a donc décidé de répondre à ce problème en mettant en place les protections nécessaires à la santé et au bien-être des salariés.

Qui est concerné par le droit à la déconnexion ?

Vous me direz : « Tout le monde ! » Évidemment. Mais cette loi toute récente est une innovation purement française, qui n’existe nulle part ailleurs. Aussi sans recul et sans moyen de comparaison, il va falloir un certain temps pour qu’elle trouve sa place. D’autant plus que le texte octroie ce droit, dès à présent, uniquement aux personnes travaillant dans des entreprises de plus de 50 salariés. Espérons que cela donnera tout de même des idées aux entreprises plus petites…

Quel est l’objectif de ce droit à la déconnexion ?

Ils sont en fait au nombre de 2 :

  • respecter le temps de repos et de congés des salariés ;
  • leur permettre de séparer de manière franche leur vie professionnelle de leur vie privée.

Il est clair que ce droit est important, tant pour le bien-être que pour la performance des salariés. On a tous besoin de pouvoir profiter de plages de repos sans nous sentir toujours au travail, sans culpabiliser de ne pas consulter notre messagerie électronique en permanence.

Le droit à la déconnexion prévoit donc des temps de repos de 11 heures minimum par jour et de 35 heures par semaine.

Comment ce droit à la déconnexion doit-il être mis en pratique ?

Les dirigeants d’entreprises de plus de 50 salariés ont deux solutions :

  • parvenir à un accord collectif, qui n’est pas obligatoire ;
  • établir une charte (après avis des délégués du personnel ou du comité d’entreprise) définissant les modalités d’une utilisation raisonnée des outils numériques.

Bon nombre d’entreprises — et pas des moindres : Michelin, Volkswagen… — ont pris ce problème à bras le corps et inventent leurs propres solutions. Ils ont, par exemple, choisi la coupure totale des serveurs en dehors des heures de travail ou la limitation du nombre de connexions mensuelles hors bureau. Mais comme aucune sanction n’est prévue en cas d’absence de charte… autant dire que ce droit ne va pas se mettre en place très rapidement.

Comment peut-on, individuellement, « faire notre part » ?

Tout comme le petit colibri de la légende amérindienne.*

On vient de rappeler que ce droit à la déconnexion ne cible actuellement que les salariés des entreprises de plus de 50 employés. De plus, on se doute que sa mise en pratique risque d’être très longue.

Mais maintenant que le constat est fait, et reconnu par tous, comment peut-on participer, à notre échelle, à améliorer la situation ? « Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières », pourquoi ne pas essayer ?

La réception intempestive d’e-mails est le premier fléau à combattre

Et ce combat est à la portée de chacun de nous, pour peu que nous acceptions de respecter certaines règles.

On estime qu’un salarié :

  • reçoit en moyenne 58 e-mails et en envoie 33 par jour ;
  • consulte sa messagerie électronique 1 440 fois par semaine ;
  • a besoin de 15 minutes pour se reconcentrer à chaque fois qu’il est interrompu par la réception d’un e-mail.

Si nous nous sentons harcelés par les e-mails qui inondent notre boîte tout au long de la journée (et de la nuit), nous devons aussi réaliser que nous sommes également des harceleurs. Pensons-nous à chaque fois que nous envoyons un message que nous allons prendre de son temps à notre destinataire ? Probablement pas assez…

Améliorer l’efficacité de nos e-mails en 5 points 

En quelques gestes simples, nous pouvons à la fois faciliter la vie de notre destinataire et — cerise sur le gâteau — améliorer l’efficacité de nos messages.

  1. Définir une liste des destinataires utiles
    • Pour ne pas encombrer les boîtes de personnes qui ne sont pas concernées
  2. Rédiger un objet clair et précis
    • Pour que le destinataire sache immédiatement de quoi il s’agit
  3. Ne pas « répondre à tous » quand ce n’est pas utile
    • Pour éviter d’inonder les boîtes de tous nos correspondants
  4. Être clair (et honnête) sur le degré d’urgence de nos messages
    • Pas la peine de mettre la pression au destinataire si la réponse n’est pas urgente
  5. Être concis et écrire dans un français correct, évidemment
    • Faut-il le préciser ? Je crains que oui…

Le respect de ces quelques conseils est à la portée de tous. Et si chacun fait l’effort de les mettre en pratique, ce sont le bien-être et la performance de chaque collaborateur qui en seront améliorés. Et sans parler de la crédibilité de l’entreprise : quelle meilleure vitrine que des messages clairs, précis et bien écrits ?

Alors ? Vous sentez-vous prêt à « faire votre part » ?

Sources :
www.village-justice.com
http://travail-emploi.gouv.fr/archives/archives-courantes/loi-travail-2016/les-principales-mesures-de-la-loi-travail/article/droit-a-la-deconnexion
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*Voir article à venir sur la légende améridienne

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